la Ferme de l’Isle:

La ferme de l’Isle est une ancienne ferme fortifiée érigée dans son ensemble au XVIème siècle. Elle a été construite notamment avec les pierres de l’ancien prieuré. La porte qui donne sur le chemin est appelée « porte des arches ».

On dit d’elle que c ‘est une ancienne ferme fortifiée du fait des murs imposants qui l’entourent. Des murs élevés entouraient même la cour et le potager. Ce système de fortification et les meurtrières rappellent combien les habitants ont craint un débarquement de la part des Anglais, du règne de Louis XIV à l’Empire.

Il existe encore un bel escalier extérieur qui menait jusqu’au grenier à grain. Dans la cour se trouve un très joli puits de forme circulaire, anciennement surmonté d’une calotte et protégé par une porte. La pierre utilisée en majorité est le granit local.

Le prieuré de Néville:

Au XII ème siècle la seigneurie de Néville était possédée par la famille de Beaumont, une des plus anciennes et des plus considérables du Val de Saire.

L’un des membres les plus connus de cette famille à Néville fut Guillaume dit le Moine qui fonda en 1163 « pour le salut de son âme et de celle de ses père, mère et aïeux » une chapelle sous le vocable de Ste Marie Magdeleine à Néville. Un prieuré y fut construit afin de loger les moines que l’abbaye de Montebourg souhaiterait y envoyer. Après avoir quitté momentanément le prieuré car ils ne trouvaient pas la résidence à leur convenance, les moines reprirent la direction de ce dernier en 1232. La chapelle fut malheureusement détruite avec ses dépendances pendant la Guerre de Cent ans par les Anglais lors de leur invasion (1417-1450). Les pierres servirent sous Louis XV à la construction du Fort de Réthoville.

On a retrouvé des traces de cet ancien prieuré, comme par exemple dans un champ dit « les abbas » (abbaye). Des fondations très anciennes  ont été découvertes formant des compartiments de 2m², utilisés probablement comme des cellules. A cela viennent s’ajouter la fontaine St Benoît qui est le fondateur des bénédictins ou encore dans un lieu nommé « les cimetières » des vestiges d’habitations et de cercueils en tuf.