A Vrasville, derrière l’église, subsiste une motte féodale qui intéressa pour la première fois les archéologues en 1823. 

motte féodale VRASVILLE

Dans les « Mémoires de la société nationale académique de Cherbourg » datant de 1879, on retrouve cette description rapide de la motte féodale de Vrasville: « j’ai signalé le monument trouvé à Vrasville, un grand tertre, une motte, où on a découvert une sépulture sur laquelle les antiquaires ne sont pas d’accord ». La Motte de Vrasville serait l ’emplacement d’un vieux château, dont les pierres auraient servi à bâtir les maisons voisines. 

Elle se situe aujourd’hui sur un terrain privé dans un champ appelé ‘le clos à bœuf » où on a découvert en 1823 plusieurs pièces mérovingiennes en or et en argent. on a découvert en 1823 plusieurs pièces mérovingiennes en or et en argent. A peu près à la même époque, en nivelant un tertre  près de l’église on mit à nu un petit caveau tumulaire en maçonnerie du XIIe siècle.

La motte féodale

« Il semblerait que cette organisation défensive ait vu le jour à la fin du Xème siècle, entre la Loire et le Rhin. Vraisemblablement, elle a pour objectif de mieux répondre aux raids ponctuels des Sarrasins. Puis elle se diffuse rapidement pendant 2 siècles pour mieux résister aux invasions normandes.  »                    Elles permettraient non seulement de voir de loin mais également de mieux tenir la position lors d’attaques en attendant d’éventuels renforts.

Ces mottes étaient une sorte de cônes aux flancs pentus donc l ‘inclinaison est plus ou moins de 30° en moyenne. La hauteur se trouvait environ entre 4 et 15 mètres. Elles servaient uniquement à se défendre grâce à des palissades en bois:

« Une motte de terre surmontée d’une construction en bois. […]. Souvent artificielle, la motte féodale est constituée de la terre tirée du fossé circulaire qui l ‘entoure. Le fossé, parfois en eau, peut être bordé par un remblai de quelques mètres de haut, surmonté d’une palissade en bois qui délimite la « basse-cour’. La motte est surmontée d’une tour en bois, de plan rectangulaire, haute de plusieurs étages. C’est elle qui assure la surveillance mais son rôle défensif peut être renforcé par une palissade propre qui circonscrit la « haute cour ». Très vite, la possession d’une motte devenant un privilège et un symbole de puissance, le seigneur va loger au donjon et se détacher du commun. L’étage sert alors de demeure, et n ‘est accessible que par une passerelle mobile. C ‘est ainsi qu on donne au donjon, simple tour de guet, une symbolique sociale nouvelle mais surtout un usage différent. Il n ‘est plus simple tour de guet mais aussi un lieu d’habitation.