Chez les Dufour, il y a le père, Jean-Luc ; la mère, Angéline ; le fils Alexandre, 21 ans et la grand-mère maternelle, Huguette. Tous sont unis par l’élevage d’Argouges, à Vicq-sur-Mer.

Ils travaillent depuis des années pour faire de l’élevage d’Argouges une référence dans le monde du concours de saut d’obstacles. Chacun y remplit une tâche bien précise. Unis par l’amour filial et celui du cheval alors que la saison sportive vient de débuter sur les terrains de Saint-Lô et d’Auvers.

Alors la famille Dufour n’est pas la seule dans le Cotentin mais elle contribue, avec les Noël, Mesnil, Epaillard, Angot, Tripon, Hubert et tant d’autres à faire rayonner le cheval Made in Cotentin dans le monde entier. L’écurie des Dufour rassemble 140 équidés qui se partagent entre poulinières, étalons, foals, jeunes chevaux, chevaux de propriétaires et le piquet de montures monté lors des compétitions par le père, Jean-Luc et son fils Alexandre.Élevage et commerce

Côté poulinières, c’est la maman d’Angéline qui est au petit soin. Des dizaines de poulains naissent chaque année. Huguette, attentive, veille sur ce cheptel, duquel surgit parfois un crack, qui porte alors l’avenir de l’élevage et de sa pérennité. « De mon côté, explique Jean-Luc. Je suis passionné par la génétique et, à force de travail et de patience, le Haras d’Argouges se fait une place dans le monde très fermé du cheval prisé par l’élite nationale et mondiale. Le commerce est incontournable dans nos élevages. Nous devons en permanence nous projeter vers l’avenir. »

Quant au fils de la maison, Alexandre et les cavaliers qui montent pour l’écurie, ils ont la charge de faire travailler quotidiennement et en fonction du calendrier des épreuves une quarantaine de chevaux. « Cela fait 25 ans que je monte tous les jours à la maison et en concours. Alex prend de la maturité et du métier. Alors, je lui lâche un peu la bride »,explique Jean-Luc Dufour, tout en observant la ronde des chevaux qui, sous les selles des cavaliers-maison présents dans la carrière, travaille.

« Les épreuves pour les jeunes chevaux viennent de débuter. À charge pour nous de les mettre en valeur pour que, à terme, nombre d’entre-eux se qualifient aux finales du championnat de France qui se déroule, en septembre, à Fontainebleau », explique Alexandre Dufour.

Les cavaliers qui font une étape à Cosqueville y restent pour plusieurs années et en repartent avec une expérience et une belle carte de visite. Sans oublier Daniel, le palefrenier, qui fait partie de l’aventure depuis ses débuts et qui s’apprête à prendre sa retraite.

 Mais l’esprit de l’écurie des Dufour et du haras d’Argouges repose aussi sur une femme, plutôt du genre intransigeant, Angéline Dufour. « Qui aime bien, châtie bien », sourit Angéline Dufour du haut de son Velours d’Argourges, en route pour un trotting dans la vallée des Moulins, à Fermanville.
DUFOUR